En passant

Choix


En lisant l’article de Mayoka, voici mes réflexions.

Un jour, lors d’une discussion que je n’oublierai jamais, ma mère m’a dit : « Deux choix s’ouvrent à toi : soit tu travailles dans un boulot qui paiera bien, et avec un peu de chance qui te passionnera, mais qui te prendra tout ton temps, tu devras peut-être même ramener du travail à la maison, soit tu prends un travail plus basique, mais que tu ne rechigneras pas à faire, qui te rapportera un salaire plus modeste, mais qui te laissera le temps de faire ce que tu aimes en dehors. »

le-choix

J’ai choisis la seconde solution.

J’ai choisis d’être assistante de direction, je vais faire une formation et j’espère travailler dans une grosse société, bien organisée. Je suis consciente que, comme partout, il y aura des soucis, des bugs dans la machine, mais je me serais préparée pendant un an avant de retravailler vraiment, plus forte, ou du moins en passe de l’être.

Je ne serais pas assistante de direction d’un(e) grand(e) PDG de suite, je monterai sans doute les échelons, mais pour un fois, cela me rassure de penser à mon avenir et au travail, après deux ans catastrophiques qui m’ont miné moralement et physiquement. Entre mes collègues affreux et méchants, l’annonce de la spondylarthrite ankylosante et ma peur du chômage, j’étais au 36e dessous. Aujourd’hui, je sais ce que j’ai, et je peux dire : je suis à ma place, au chômage.

Moi aussi je peux dire que je le mérite ce chômage. J’en ai besoin pour me recentrer, reprendre des forces morales et physiques. Faire ce qui avait besoin d’être fait chez moi, bricoler, arranger, décorer notre nid qui n’attend que cela depuis deux ans. Dormir, profiter de l’amoureux, voir mes ami(e)s, passer du temps avec ma famille, rencontrer de nouvelles personnes.

Je suis au chômage, mais je ne me repose pas sur mes lauriers pour autant. Je dois rencontrer un agent de Pôle Emploi demain, je rappellerai ensuite l’organisme de formation, et je l’espère commencer un nouveau cycle de ma vie dès novembre.

Et si j’arrive à obtenir ce que je veux – je m’en donnerai les moyens, j’aurais alors un travail qui me permettra de profiter de mes soirs et week-end avec l’amoureux, continuer nos ballades, faire de la photographie argentique, lire, écrire, dessiner, faire du yoga (un article sur le sujet bientôt), et peut-être reprendre la création de bijoux.

Je ne vise pas une vie extraordinaire, je vise la vie que je veux. Une vie avec des contraintes, des difficultés, une vie pleine de doute, de peur, mais avec du temps pour moi pour être heureuse et avoir la force de tout affronter.

Une vie à vivre, simplement.

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