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Sereine

Depuis six mois, ma vie a changé.

Oh, elle n’a pas changé à l’extérieur, mais à l’intérieur.

Je me sens plus sereine. Non pas que je parvienne à conserver cet état très longtemps, mais j’y accède plus facilement. Et cela fait un bien fou! ❤

Serenity

 

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Thanks life. Fuck life.

Un jour, j’ai décidé d’être heureuse.

Heureuse en amour.
Heureuse dans mon corps.
Heureuse à un poste dans une société.
Heureuse de vivre.

Je ne savais pas dans quoi je m’engageais en terme de négociations avec la Vie.
Ses conditions sont aléatoires et ses récompenses immenses.

Mais toujours est-il que si ça continue, je crèverai d’épuisement moral et physique sans pouvoir profiter de ces momentde joie intenses, tellement les revers de la vie sont violent.

J’aurais beaucoup d’exemples.

Un week-end merveilleux contre une semaine d’embrouilles.

Du temps pour faire plein de choses contre un compte en banque constamment vide.

Une chienne intelligente et belle contre sa désobéissance acharnée.

Des parents géniaux, doux, francs et présents, contre un AVC et un manque cruelle de complicité.

Je mesure ma chance, je mesure le travail à accomplir chaque jour. Je mesure l’amour que je ressens pour l’homme qui partage ma vie. Je mesure qu’il ne faut jamais baisser les bras et que chaque sacrifice vaut le coup du bonheur qu’il peut engendrer.

Je ne vivrais jamais la vie que je veux, faite de voyage, de renontres, de connaissances infinies et de beautés incroyables. Jamais je le sais.

Ma vie est pourtant assez jolie.

Mais le sacrifice pour l’avoir vraiment belle est si violent que je ne saurais l’accomplir.

Je me dis alors que je dois apprendre à me satisfaire de ce que j’ai.

Quite à mourir de l’intérieur.

En passant

Foi

Je veux des discussions à bâtons rompus, la clope au bec et le verre de rouge à la main. Je veux écouter l’autre parler passionnément de sujets qui ne m’intéressent pas du tout et qu’il en fasse de même. Je veux lire de la poésie à voix haute en faisant de grands gestes avec les bras pour le faire rire. Je veux de longues ballades à parler de la nature et des oiseaux, main dans la main. Je veux scotcher sur ses mains quand il joue de la musique et pleurer sur ses rifs. Je veux qu’il se blotisse contre moi. Qu’il me confie des choses. Qu’on avance. Qu’on grandissent ensemble. Qu’on devienne meilleur l’un envers l’autre.

Qu’on s’aime.

Et j’aime.

Sans les papillons dans le ventre, sans le coeur léger, sans la tête remplie de belles choses.

J’ai perdu foi en l’amour.

(Toujours paradoxale, pour ne pas changer.)
(Mais je sais que je suis dans mon bon droit.)

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Ac(c)ro

Heureusement, il se passe en effet de jolies choses dans ma vie.

J’ai découvert le yoga et l’acro-yoga et par la même, j’ai rencontré de belles personnes, comme Mélanie.

Elle est professeur d’acro-yoga certifiée et enseigne au studio Keller. Toutes les infos ici!

Elle m’apprend à voler, comme on dit et voici une photo de la posture The Star, dont je ne suis pas peu fière. 😀 Ce n’est pas très droit, mais c’était seulement la seconde fois que je tentais cette figure.

Ce que cette pratique a d’extraordinaire, c’est qu’elle met à l’épreuve mon corps et mes articulations qui, sans être fragiles, sont (presque) constamment douloureuses. Je n’ai plus vraiment confiance en elles, mais le travail régulier de l’acro-yoga, couplé au yoga journalier m’ont permis, je pense, de les renforcer. Ajoutez à cela les paroles encourageantes de Mélanie et la confiance que je place en elle en tant que professeur et base, et voilà : I believe I can fly. And I did it.

Gratitude Mélanie.

Au jardin des Archives, sous le beau soleil de mars.

Au jardin des Archives, sous le beau soleil de mars.

Confusion

Comme dit mon sage paternel, il ne faut pas confondre « Enfonce » et Alphonse ». J’entends par là, ne pas confondre ce que je mets sur Facebook avec ce qui se passe réellement dans ma vie.

Ce n’est pas parce que je mets plein de jolies choses que je vais bien. Mais parce que je m’accroche aux belles choses pour endurer les moins chouettes.

Ce n’est pas parce que je fais plein de choses que je vais bien. Mais plutôt pour combler le vide et empêcher mes angoisses de refaire surface.

Ce n’est pas parce que je parle rarement de ma santé que je vais bien. Mais parce que je ne veux pas vivre ma vie au travers du prisme de la maladie.

Ce n’est pas parce que je vois plein de gens que d’autres ne me manquent pas. Mais parfois le choix ne m’appartient pas et de belles personnes méritent que je passe du temps avec elles.

Une belle vie n’existe pas réellement. Et encore moins sur Facebook.
Alors posez-moi des questions et ne me jugez pas sur ma timeline Facebook.
Tout comme je ne vous juge pas sur la votre.

keep-calm-facebook-is-not-real-life

En passant

Vénère

Bon. On va le faire une bonne fois pour toute, parce que certaines réflexions ces derniers jours deviennent blessantes.

« Oh mais tu fais du hoop et tu dis que tu es malade? »
« Mais on dirait pas que tu as une maladie?! »
« Tu te la pète un peu, non *Twink* *Twink*?! »

J’ai une maladie qui s’appelle un Lupus. Si vous voulez savoir comment ça fonctionne, vous allez chercher sur le net, j’ai pas envie de tout ré-expliquer, ça me gave.

En tout cas, rester inactive, ramener des courses, bosser assise devant un pc et j’en passe, est bien plus douloureux que de faire du hula-hoop à fond : les muscles, tendons et articulations chauffés par la danse au rythme de la musique et du hoop ne sont plus douloureux.

Donc oui, ça ne se voit pas que j’en chie régulièrement. Une soirée de hoop comme les Deux ans de Poï Ad+, c’est très souvent deux ou trois jours sans en faire. C’est aussi pour ça que je rentre tôt et que je ne reste pas la nuit entière les mercredi soir.

Donc non, je ne suis pas une affabulatrice, je ne raconte pas des cracks pour me rendre intéressante, je ne suis pas à fond pour faire plaisir aux photographes et encore moins pour draguer tout ce qui bouge, j’ai autre chose à foutre : j’ai à être heureuse!

Plus simplement, le hoop me sauve un peu la vie et me redonne le moral à fond. Parce que mon pire ennemi, outre le soleil, la clope et l’alcool, c’est le stress.

Et le hoop, c’est mon anti-stress personnel.

Donc, je fais du hoop quand je peux et surtout comme je veux!!!

By Paul Teisson Cliquez sur l’image pour voir le site du photographe!