En passant

Emue

Je voulais partager avec vous une expérience qui m’a beaucoup apporté.

Je fais du hula-hoop. Cela a fini de supprimer mes peurs face au regard des gens, à ne plus m’en occuper, à faire ce que j’aime et à me libérer l’esprit.

J’ai décidé de donner des cours de hula-hoop dans ce but précis : que la femme et l’homme qui pratiquent avec moi se réapproprient leur corps, (ré)apprennent à bien le connaitre, et à l’aimer pour ce qu’il leur permet de faire avec cet agrès drôle et ludique qu’est le hula-hoop.

J’ai eu ma première élève dimanche. Vêtue de simples brassières et leggings courts, nous avons passé 4h entre enseignement de mouvements, rires, échanges et laisser aller personnel chacune de notre côté.

Et voici une partie du message que j’ai reçu d’elle ce matin, que je retranscris avec son accord.

« Grâce à toi j’ai pu passer une aprem’ entière en brassière à gigoter dans tous les sens sans m’inquiéter une seconde de mon gras ou du regard des gens et franchement c’est juste énorme !! […] Même si ça n’a l’air de rien, pour moi c’est une vrai performance donc encore une fois merci. […] Tu es tellement à l’aise dans ton corps que tu me permet de l’être aussi.« 

Je n’écris pas cela pour me lancer des fleurs, mais pour vous dire que parfois il suffit de trouver une activité, sportive, artistique, personnelle ou à partager pour prendre confiance. Se dire que si d’autres y arrivent, nous pouvons y arriver aussi. Je suis ce que je suis grâce à mon compagnon et à beaucoup de rencontres de gens extraordinairement vrais, je transmets la confiance en moi qu’ils m’ont donné et c’est un bonheur de voir que cela est transmissible, concrètement et simplement.

Un message pour vous toutes et vous tous : il n’y a que vous pour changer de regard sur vous-même. Entourez-vous de gens qui veulent votre bonheur, qui voient votre beauté, oubliez les autres. Ne les détestez pas, laissez-les continuer leur chemin, qui est différents du votre.

Vous êtes belles, vous êtes beaux. Ne l’oubliez jamais.

Merci à toi, R., ton message me fait grandir moi aussi. Il m’a confirmé que j’étais sur la bonne voie, que je peux et que je dois continuer.

En passant

Choix

En lisant l’article de Mayoka, voici mes réflexions.

Un jour, lors d’une discussion que je n’oublierai jamais, ma mère m’a dit : « Deux choix s’ouvrent à toi : soit tu travailles dans un boulot qui paiera bien, et avec un peu de chance qui te passionnera, mais qui te prendra tout ton temps, tu devras peut-être même ramener du travail à la maison, soit tu prends un travail plus basique, mais que tu ne rechigneras pas à faire, qui te rapportera un salaire plus modeste, mais qui te laissera le temps de faire ce que tu aimes en dehors. »

le-choix

J’ai choisis la seconde solution.

J’ai choisis d’être assistante de direction, je vais faire une formation et j’espère travailler dans une grosse société, bien organisée. Je suis consciente que, comme partout, il y aura des soucis, des bugs dans la machine, mais je me serais préparée pendant un an avant de retravailler vraiment, plus forte, ou du moins en passe de l’être.

Je ne serais pas assistante de direction d’un(e) grand(e) PDG de suite, je monterai sans doute les échelons, mais pour un fois, cela me rassure de penser à mon avenir et au travail, après deux ans catastrophiques qui m’ont miné moralement et physiquement. Entre mes collègues affreux et méchants, l’annonce de la spondylarthrite ankylosante et ma peur du chômage, j’étais au 36e dessous. Aujourd’hui, je sais ce que j’ai, et je peux dire : je suis à ma place, au chômage.

Moi aussi je peux dire que je le mérite ce chômage. J’en ai besoin pour me recentrer, reprendre des forces morales et physiques. Faire ce qui avait besoin d’être fait chez moi, bricoler, arranger, décorer notre nid qui n’attend que cela depuis deux ans. Dormir, profiter de l’amoureux, voir mes ami(e)s, passer du temps avec ma famille, rencontrer de nouvelles personnes.

Je suis au chômage, mais je ne me repose pas sur mes lauriers pour autant. Je dois rencontrer un agent de Pôle Emploi demain, je rappellerai ensuite l’organisme de formation, et je l’espère commencer un nouveau cycle de ma vie dès novembre.

Et si j’arrive à obtenir ce que je veux – je m’en donnerai les moyens, j’aurais alors un travail qui me permettra de profiter de mes soirs et week-end avec l’amoureux, continuer nos ballades, faire de la photographie argentique, lire, écrire, dessiner, faire du yoga (un article sur le sujet bientôt), et peut-être reprendre la création de bijoux.

Je ne vise pas une vie extraordinaire, je vise la vie que je veux. Une vie avec des contraintes, des difficultés, une vie pleine de doute, de peur, mais avec du temps pour moi pour être heureuse et avoir la force de tout affronter.

Une vie à vivre, simplement.

Son

Musique – Le commencement

(Rapatriement d’articles provenant d’un autre de mes blogs, que je vais supprimer)

Il y a quelques nuits sur Twitter, j’ai raconté ma découverte de la musique. Je suis partie d’une chanson de Mötorhead, mais en réfléchissant, je me suis trompée. Tout n’est pas parti de Märch or Die, mais de Highway to Hell de AC/DC. Cette chanson est donc le début du long enseignement musical que mon père m’a dispensé.

Je reprends mes tweets, remis en forme pour l’occasion.

Mon père mettait très souvent des vinyles, sur les grosses baffles du salon, la musique assez fort, juste ce qu’il faut pour l’apprécier. Je devais avoir une dizaine d’année, lorsque je suis allée le voir, le vinyle Highway to Hell dans les mains, en disant: « Papa, il est beau ce disque, on peut l’écouter? » Il m’a aidé à le mettre sur la platine,  et quand est arrivé Highway to Hell, j’ai frissonné.

Et ça a commencé comme ça. D’abord le rock et le hardrock. Puis le blues et le bluegrass (Je me souviens d’une cassette que j’écoutais en boucle. Je l’ai retrouvé et il faudrait que je la numérise). Puis le jazz sous toutes ses formes, et enfin le classique et les opéras. Oui, j’ai eu une éducation musicale historiquement à rebours. C’était vraiment chouette quand j’y repense. Comprendre la musique à travers les influences des musiciens.

On se posait des heures durant, lors de longs dimanches après-midi, en passant des vinyles. Il me racontait l’histoire du groupe, comment il avait acquis l’album. Comment une de ses ex est partie avec son chien et la moitié de sa collection. Il possède encore des dizaines de vinyles et des vinyles pirates de concerts de Led Zeppelin, Blue Oÿster Cult, The Beatles, Janis Joplin, AC/DC et tant d’autres encore. Cette collection m’est très précieuse, j’espère qu’il ne s’en séparera jamais.

Puis en 2006, il a eu son AVC. Pour ceux qui veulent un résumé, c’est sur Voldemag. La musique nous a permis entre autre de garder un rapport père/fille qui aurait pu disparaitre. En six ans, il a amassé, trié, annoté plus de 100 000 titres de musique sur iTunes. Et croyez-moi, presque toutes les cases du bazar sont remplies : auteurs, compositeurs, musiciens, années, etc. Il a des versions multiples de la même chanson, de différents concerts. Une mine d’or.

Et lorsque je lui envoie un mail, toute fière: « Hey Papa! Écoute ça, c’est génial! », il me répond invariablement (ou presque) : « Hey patate! J’ai toute la discographie, passe à la maison! »

En passant

Changements

Certains d’entre vous le savent, il y a eu beaucoup de changement ces derniers temps. Je vais faire court.

Depuis deux ans et demi, je travaille dans un magasin de matériel de beaux-arts. En février 2012, pour des raisons d’emploi du temps, j’ai demandé à devenir réceptionniste, puisque l’actuel était parti. J’ai toujours eu une certaine force physique, jamais eu de souci de ce côté là, donc je me suis dit qu’avoir ses week-end complets, malgré un travail fatigant, je saurais gérer.

Mais depuis un an, soit quatre mois après avoir débuté à ce poste, j’ai des douleurs au dos et aux articulations (chevilles, genoux, hanches, épaules, coudes et poignets). En décembre j’ai eu une crise si douloureuse que je suis allée voir la médecine du travail pour un conseil. Je ne pouvais pas démissionner, mes recherches d’emploi ne donnaient rien, mes collègues étaient devenus des bourreaux, se moquant continuellement de moi. J’étais épuisée.  Au secours, aidez-moi!

La médecin m’a envoyé voir un rhumatologue. J’en ai vu plusieurs, jusqu’à ce que je trouve le Docteur Inaoui, sur les conseils de mon amie Ema. Voyant mon état, voyant également que les examens prenaient du temps, que ne m’accordait ma société qu’à contre coeur, elle m’a proposé une hospitalisation pour faire toutes les recherches. Cette femme est vraiment à l’écoute des patients et très compétente. Si vous chercher un bon rhumatologue sur Paris, c’est elle!

Ce qui fut dit, fut fait aussitôt. Résultat, les médecins soupçonne une spondylarthrite ankylosante, sans signe biologique. En gros, je suis trop jeune, et si c’est bien cela, on ne verra la maladie aux examens que d’ici plusieurs années.

Je vous avoue que ça n’a pas été facile à encaisser. En soi, ce n’est pas grave, juste très douloureux et handicapant pour porter des objets lourds. J’ai un traitement qui marche assez bien, qui réduit la douleur, mais ne la fait pas disparaitre.

Le rituel du dimanche soir : remplir le pilulier

Le rituel du dimanche soir : remplir le pilulier

J’ai dû revoir mes possibilités professionnelles, mes possibilités d’activités sportives, et même les gestes au quotidien.

Je viens tout juste d’être déclarée inapte à mon poste et vendredi 26 juillet, je serai licenciée.

Et j’en suis parfaitement heureuse! En effet, la médecine du travail et les rencontres avec la psychologue du travail m’ont aidé à reprendre confiance en moi, à monter un projet professionnel qui tient la route et surtout, à ne pas avoir peur d’être au chômage.

Depuis trois mois, je me repose donc, je vais me promener avec les chiens, je prends le soleil, je vois mes amis. J’avance, soutenue par mon amoureux, toujours présent et compréhensif et par mes amis, qui m’ont motivé à oublier ce job et ces collègues qui m’ont pourri la vie.

A moi une nouvelle étape dans ma vie!

En passant

Envie

Envie d’écrire sur ces derniers mois. Les coups durs, et les joies. Surtout les joies, d’ailleurs. C’est étrange. Je n’ai jamais su écrire sur le sujet, j’ai toujours eu plus de facilités à écrire sur mes coups durs, les analyser, les dépouiller sous les yeux d’inconnus. Mais pas les joies, grandes ou petites.

Je suis fatiguée et ne pourrais écrire ce soir, mais voilà, vous avez le thème des prochains épisodes à venir.

En passant

Ecrire

J’ai toujours voulu écrire, mais je n’ai jamais réussi. J’ai toujours voulu tenir un blog, mais je n’ai jamais réussi.

Trop de choses lancée et jamais terminées, il est temps que je passe à l’étape suivante : me laisser aller sans trop réfléchir. Hop, voilà donc un blog perso, que je veux tenir.