En passant

Triste

Je n’aime pas réellement l’écriture du poème (pardon à son auteure), mais il exprime assez bien ce que je ressens à cet instant présent, à 3h49 du mat’.

Une totale incompréhension.
Une trop grande tristesse.
Un trop grand amour.

Je suis perdue.

« Ta peau est un ruisseau
Ta peau est un océan
J’irais me baigner
Mon terrible amour
Et mes doigts de délice chanterons ton alcôve
Ta peau est une ivresse
Toi qui sans pareil
Fait naître le miel
Homme des bois, du ciel, éternel
Garrigue assoiffé d’eau
Je marche nu pied, dans ton thym m’odorant de parfum
Ta peau est une terre à parcourir
Mon homme, je suis chercheuse d’amour et d’épice
Il est grand cet amour qui créer des vers dans ma bouche
Il est légende cet amour qui danse dans mon ventre d’ orient pour t’ apprivoisé
Ta peau est un rêve sans fin, j’ y dors chaque nuit pour te retrouver

-Yaël

En passant

Emue

Je voulais partager avec vous une expérience qui m’a beaucoup apporté.

Je fais du hula-hoop. Cela a fini de supprimer mes peurs face au regard des gens, à ne plus m’en occuper, à faire ce que j’aime et à me libérer l’esprit.

J’ai décidé de donner des cours de hula-hoop dans ce but précis : que la femme et l’homme qui pratiquent avec moi se réapproprient leur corps, (ré)apprennent à bien le connaitre, et à l’aimer pour ce qu’il leur permet de faire avec cet agrès drôle et ludique qu’est le hula-hoop.

J’ai eu ma première élève dimanche. Vêtue de simples brassières et leggings courts, nous avons passé 4h entre enseignement de mouvements, rires, échanges et laisser aller personnel chacune de notre côté.

Et voici une partie du message que j’ai reçu d’elle ce matin, que je retranscris avec son accord.

« Grâce à toi j’ai pu passer une aprem’ entière en brassière à gigoter dans tous les sens sans m’inquiéter une seconde de mon gras ou du regard des gens et franchement c’est juste énorme !! […] Même si ça n’a l’air de rien, pour moi c’est une vrai performance donc encore une fois merci. […] Tu es tellement à l’aise dans ton corps que tu me permet de l’être aussi.« 

Je n’écris pas cela pour me lancer des fleurs, mais pour vous dire que parfois il suffit de trouver une activité, sportive, artistique, personnelle ou à partager pour prendre confiance. Se dire que si d’autres y arrivent, nous pouvons y arriver aussi. Je suis ce que je suis grâce à mon compagnon et à beaucoup de rencontres de gens extraordinairement vrais, je transmets la confiance en moi qu’ils m’ont donné et c’est un bonheur de voir que cela est transmissible, concrètement et simplement.

Un message pour vous toutes et vous tous : il n’y a que vous pour changer de regard sur vous-même. Entourez-vous de gens qui veulent votre bonheur, qui voient votre beauté, oubliez les autres. Ne les détestez pas, laissez-les continuer leur chemin, qui est différents du votre.

Vous êtes belles, vous êtes beaux. Ne l’oubliez jamais.

Merci à toi, R., ton message me fait grandir moi aussi. Il m’a confirmé que j’étais sur la bonne voie, que je peux et que je dois continuer.

En passant

Rassurée

Rassurée.

Rassurée à quelle sujet? Celui de ma santé. Bon, je sais que la plupart des gens qui me lisent ne me connaissent pas, mais il y a eu du nouveau depuis ceci et cela.

Après le diagnostique de spondylarthrite ankylosante, puis de fibromyalgie suspectée, j’ai enfin la réponse : Lupus érythémateux disséminé. C’est une maladie auto-immune, qui dans mon cas touche, pour le moment, uniquement les articulations de manière assez violente (ce qui est déjà bien assez à mon goût).

Pour faire court, et parce que je trouve cela assez drôle, voici comment mon médecin m’a décrit la maladie. En (très) gros, notre corps est composé de cellules et de cellules-flics. Les cellules-flics vérifient la carte d’identité de chaque cellule (« Papiers d’identités s’il vous plait, Police! » #pardon) pour savoir si elle est correcte, au bon endroit et au bon moment. Sauf que mes cellules-flics déconnent à plein tube. Parfois, elles voient des cellules avec une carte d’identité périmée alors qu’elles sont parfaitement valable et PAF! Elles déclenchent une douleur. Une semaine plus tard : « Pardonnez-nous, on s’est trompé. » Des flics pourris quoi. Youpi.

Pourtant la maladie peut être bien pire. J’ai dans mes connaissances une personne atteinte d’une forme bien plus agressive, qui a beaucoup contribué à me rassurer, me conseiller et même si nous ne nous connaissons pas bien, à me soutenir également.

J’ai deux comprimés à prendre par jour et l’interdiction formelle de stresser car cela aggrave vraiment la maladie. Depuis trois mois, je vais bien, je fais du sport, je sors, je danse, je peux de nouveau vivre sans souffrir.

Sauf qu’avec les nouveaux voisins et leur gamin, très irrespectueux et bruyants, je stresse de nouveau beaucoup. D’où mes pétages de plombs à ce sujet sur les réseaux sociaux, car depuis une semaine qu’ils sont là, je suis de nouveau en crise… Une plaie! Bref. Passons.

Donc, voilà. Je sais. C’est rassurant. Je pensais qu’avec le temps j’aurais peur des conséquences, de l’évolution potentielle de la maladie, mais non. Ce n’est pas une maladie mortelle dans mon cas. Mais quand même. Se prendre ça sur la gueule, ce n’est pas rien à mon niveau, moi qui ai toujours eu une santé de fer. Ça me rend plus forte. Je relativise la vie, je veux juste du bonheur simple, faire ce que j’aime, trouver la bonne formation, le bon boulot qui m’apportera ce qu’il faut pour vivre et me faire quelques plaisirs. Je ne veux rien de mirobolant, je veux rire, sourire, avancer, danser, aimer.

Je veux apprendre à danser sous la pluie, encore et toujours, avec le sourire!

Life

Son

Musique – Otep

Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé de musique.

Je me suis remise à Otep, que j’avais vaguement découvert il y a sept ans environ. Moi, à l’époque, les filles qui braillent du genre de Kittie, ce n’était pas mon truc. Ça ne l’est toujours pas d’ailleurs. Passer du braillard à une voix douce sans transition, c’est moche. My point of view. Bref, Otep, je l’avais en tête, je savais qu’elle existait, mais je n’écoutais pas ses albums régulièrement. Et puis un jour, j’ai reçu ceci sur Twitter.

« @Metal***: Otep « Blood Pigs » Sevas Tra. Morceau barré pour @El*** qui aime l’original. La fille est folle, musique inventive »

Otep a la particularité de passer de l’une à l’autre de ses voix avec finesse. Enfin, finesse, vous me comprenez. Du coup, hier soir, je me suis fait sa discographie complète. Comment ai-je pu passer à côté tant d’années durant?!

Otep

Il n’y a rien d’extraordinaire musicalement parlant, du rythme, surtout une voix, des textes percutants et engagés. Parfois trop : cf sa chanson Menocide, appel à l’extermination des mâles de cette planète. Étant une lesbienne très engagée, on lui pardonnera cette bêtise, qui donne tout de même une bonne track. Je vous conseille les deux voir trois premiers albums (Sevas Tra, House of Secret, The Ascension) et éventuellement le quatrième Smash the Control Machine, entre autre pour la track éponyme. Les suivants valent moins le coup, une voix d’homme vient se joindre à celle d’Otep, et je trouve que… ce  n’est plus du Otep, justement! Faites-vous votre avis!

Ne sachant pas parler de manière quasiement scientifique, comme dans les magasines dédiés, de la musique, je te donnerai mes ressentis. Quand j’écoute Otep, je  suis la rage mêlée de sensualité, une part brute de ma féminité, que la plupart des femmes s’échinent à cacher sous du joli vernis, des talons hauts et du make-up. En écoutant et en dansant sur Otep, je me sens belle, violente, indestructible. Je suis une femme dans sa globalité : avec sa rage et sa douceur, sa violence et sa tendresse.

[Aparté] *** Non, je ne mets pas les pseudos. Sur Twitter, je balance des trucs très perso, très crus. Si tu as l’impression que je balance ma vie sur FB, ne va pas chercher mon compte Twitter.

Image

Photographie argentique – Prof

Je suis tombée amoureuse d’un appareil, le Yashica Mat. Alors je me suis lancée dans la photographie argentique, sans rien n’y connaitre, ni même y comprendre. Djo a suivi. Et heureusement. Quand il se lance dans quelque chose, il ne le fait pas à moitié : tests, achat de matériel de qualité, recherche de techniques, tests, encore et toujours. S’il n’avait pas été là, je ne sais pas si j’aurais pu apprendre quoique ce soit seule.

J’en ai touché un mot par ici. Un billet un peu amer, un peu jaloux, un peu déçu de moi-même. Mais le présent post est un remerciement à sa persévérance et à sa patience.

Un hommage léger, simple, sans phare à mon professeur, mon amoureux, mon mari, Djo.

Djo en action
Été 2013

Yashica Mat
Telephoto
Ilford HP5 Plus
Développé au caffenol
Epson V500
Photoshop CS

Djo en action

Image

Photographie argentique – Rayons

Cet été, j’ai tenté une photo de roues de vélos. Le sujet m’inspirait beaucoup. La volonté d’avoir la roue du vélo du premier plan floue, pour faire ressortir celle de derrière, provenant d’un second vélos était, en la théorie, intéressante. Mais je crains que de nouveau, le cadrage ne soit pas à la hauteur de mes espérances. Mission pour ces mois à venir : travailler le cadrage avec d’avantage de rigueur.

C’était aussi une de mes premières tentatives avec le téléphoto.

Rayons
Été 2013

Yashica Mat
Telephoto
Ilford HP5 Plus
Développé au caffenol
Epson V500
Photoshop CS

Velos