En passant

Foi

Je veux des discussions à bâtons rompus, la clope au bec et le verre de rouge à la main. Je veux écouter l’autre parler passionnément de sujets qui ne m’intéressent pas du tout et qu’il en fasse de même. Je veux lire de la poésie à voix haute en faisant de grands gestes avec les bras pour le faire rire. Je veux de longues ballades à parler de la nature et des oiseaux, main dans la main. Je veux scotcher sur ses mains quand il joue de la musique et pleurer sur ses rifs. Je veux qu’il se blotisse contre moi. Qu’il me confie des choses. Qu’on avance. Qu’on grandissent ensemble. Qu’on devienne meilleur l’un envers l’autre.

Qu’on s’aime.

Et j’aime.

Sans les papillons dans le ventre, sans le coeur léger, sans la tête remplie de belles choses.

J’ai perdu foi en l’amour.

(Toujours paradoxale, pour ne pas changer.)
(Mais je sais que je suis dans mon bon droit.)

En passant

Vénère

Bon. On va le faire une bonne fois pour toute, parce que certaines réflexions ces derniers jours deviennent blessantes.

« Oh mais tu fais du hoop et tu dis que tu es malade? »
« Mais on dirait pas que tu as une maladie?! »
« Tu te la pète un peu, non *Twink* *Twink*?! »

J’ai une maladie qui s’appelle un Lupus. Si vous voulez savoir comment ça fonctionne, vous allez chercher sur le net, j’ai pas envie de tout ré-expliquer, ça me gave.

En tout cas, rester inactive, ramener des courses, bosser assise devant un pc et j’en passe, est bien plus douloureux que de faire du hula-hoop à fond : les muscles, tendons et articulations chauffés par la danse au rythme de la musique et du hoop ne sont plus douloureux.

Donc oui, ça ne se voit pas que j’en chie régulièrement. Une soirée de hoop comme les Deux ans de Poï Ad+, c’est très souvent deux ou trois jours sans en faire. C’est aussi pour ça que je rentre tôt et que je ne reste pas la nuit entière les mercredi soir.

Donc non, je ne suis pas une affabulatrice, je ne raconte pas des cracks pour me rendre intéressante, je ne suis pas à fond pour faire plaisir aux photographes et encore moins pour draguer tout ce qui bouge, j’ai autre chose à foutre : j’ai à être heureuse!

Plus simplement, le hoop me sauve un peu la vie et me redonne le moral à fond. Parce que mon pire ennemi, outre le soleil, la clope et l’alcool, c’est le stress.

Et le hoop, c’est mon anti-stress personnel.

Donc, je fais du hoop quand je peux et surtout comme je veux!!!

By Paul Teisson Cliquez sur l’image pour voir le site du photographe!

En passant

Triste

Je n’aime pas réellement l’écriture du poème (pardon à son auteure), mais il exprime assez bien ce que je ressens à cet instant présent, à 3h49 du mat’.

Une totale incompréhension.
Une trop grande tristesse.
Un trop grand amour.

Je suis perdue.

« Ta peau est un ruisseau
Ta peau est un océan
J’irais me baigner
Mon terrible amour
Et mes doigts de délice chanterons ton alcôve
Ta peau est une ivresse
Toi qui sans pareil
Fait naître le miel
Homme des bois, du ciel, éternel
Garrigue assoiffé d’eau
Je marche nu pied, dans ton thym m’odorant de parfum
Ta peau est une terre à parcourir
Mon homme, je suis chercheuse d’amour et d’épice
Il est grand cet amour qui créer des vers dans ma bouche
Il est légende cet amour qui danse dans mon ventre d’ orient pour t’ apprivoisé
Ta peau est un rêve sans fin, j’ y dors chaque nuit pour te retrouver

-Yaël

En passant

Emue

Je voulais partager avec vous une expérience qui m’a beaucoup apporté.

Je fais du hula-hoop. Cela a fini de supprimer mes peurs face au regard des gens, à ne plus m’en occuper, à faire ce que j’aime et à me libérer l’esprit.

J’ai décidé de donner des cours de hula-hoop dans ce but précis : que la femme et l’homme qui pratiquent avec moi se réapproprient leur corps, (ré)apprennent à bien le connaitre, et à l’aimer pour ce qu’il leur permet de faire avec cet agrès drôle et ludique qu’est le hula-hoop.

J’ai eu ma première élève dimanche. Vêtue de simples brassières et leggings courts, nous avons passé 4h entre enseignement de mouvements, rires, échanges et laisser aller personnel chacune de notre côté.

Et voici une partie du message que j’ai reçu d’elle ce matin, que je retranscris avec son accord.

« Grâce à toi j’ai pu passer une aprem’ entière en brassière à gigoter dans tous les sens sans m’inquiéter une seconde de mon gras ou du regard des gens et franchement c’est juste énorme !! […] Même si ça n’a l’air de rien, pour moi c’est une vrai performance donc encore une fois merci. […] Tu es tellement à l’aise dans ton corps que tu me permet de l’être aussi.« 

Je n’écris pas cela pour me lancer des fleurs, mais pour vous dire que parfois il suffit de trouver une activité, sportive, artistique, personnelle ou à partager pour prendre confiance. Se dire que si d’autres y arrivent, nous pouvons y arriver aussi. Je suis ce que je suis grâce à mon compagnon et à beaucoup de rencontres de gens extraordinairement vrais, je transmets la confiance en moi qu’ils m’ont donné et c’est un bonheur de voir que cela est transmissible, concrètement et simplement.

Un message pour vous toutes et vous tous : il n’y a que vous pour changer de regard sur vous-même. Entourez-vous de gens qui veulent votre bonheur, qui voient votre beauté, oubliez les autres. Ne les détestez pas, laissez-les continuer leur chemin, qui est différents du votre.

Vous êtes belles, vous êtes beaux. Ne l’oubliez jamais.

Merci à toi, R., ton message me fait grandir moi aussi. Il m’a confirmé que j’étais sur la bonne voie, que je peux et que je dois continuer.

En passant

Rassurée

Rassurée.

Rassurée à quelle sujet? Celui de ma santé. Bon, je sais que la plupart des gens qui me lisent ne me connaissent pas, mais il y a eu du nouveau depuis ceci et cela.

Après le diagnostique de spondylarthrite ankylosante, puis de fibromyalgie suspectée, j’ai enfin la réponse : Lupus érythémateux disséminé. C’est une maladie auto-immune, qui dans mon cas touche, pour le moment, uniquement les articulations de manière assez violente (ce qui est déjà bien assez à mon goût).

Pour faire court, et parce que je trouve cela assez drôle, voici comment mon médecin m’a décrit la maladie. En (très) gros, notre corps est composé de cellules et de cellules-flics. Les cellules-flics vérifient la carte d’identité de chaque cellule (« Papiers d’identités s’il vous plait, Police! » #pardon) pour savoir si elle est correcte, au bon endroit et au bon moment. Sauf que mes cellules-flics déconnent à plein tube. Parfois, elles voient des cellules avec une carte d’identité périmée alors qu’elles sont parfaitement valable et PAF! Elles déclenchent une douleur. Une semaine plus tard : « Pardonnez-nous, on s’est trompé. » Des flics pourris quoi. Youpi.

Pourtant la maladie peut être bien pire. J’ai dans mes connaissances une personne atteinte d’une forme bien plus agressive, qui a beaucoup contribué à me rassurer, me conseiller et même si nous ne nous connaissons pas bien, à me soutenir également.

J’ai deux comprimés à prendre par jour et l’interdiction formelle de stresser car cela aggrave vraiment la maladie. Depuis trois mois, je vais bien, je fais du sport, je sors, je danse, je peux de nouveau vivre sans souffrir.

Sauf qu’avec les nouveaux voisins et leur gamin, très irrespectueux et bruyants, je stresse de nouveau beaucoup. D’où mes pétages de plombs à ce sujet sur les réseaux sociaux, car depuis une semaine qu’ils sont là, je suis de nouveau en crise… Une plaie! Bref. Passons.

Donc, voilà. Je sais. C’est rassurant. Je pensais qu’avec le temps j’aurais peur des conséquences, de l’évolution potentielle de la maladie, mais non. Ce n’est pas une maladie mortelle dans mon cas. Mais quand même. Se prendre ça sur la gueule, ce n’est pas rien à mon niveau, moi qui ai toujours eu une santé de fer. Ça me rend plus forte. Je relativise la vie, je veux juste du bonheur simple, faire ce que j’aime, trouver la bonne formation, le bon boulot qui m’apportera ce qu’il faut pour vivre et me faire quelques plaisirs. Je ne veux rien de mirobolant, je veux rire, sourire, avancer, danser, aimer.

Je veux apprendre à danser sous la pluie, encore et toujours, avec le sourire!

Life

En passant

Solstice

C’est le solstice d’Hiver aujourd’hui. A partir de ce soir, les jours rallongent, la lumière revient.

Je crois que c’est à cette période que se finit chaque année mon hibernation morale. J’ai de nouveau envie de faire des choses, de sortir me balader, voir des amis. Comme si le fait d’entrer vraiment dans l’Hiver me convenait. Je n’aime pas l’Automne, je l’avoue. Trop gris, trop triste.

J’attends avec impatience les premières neiges, pour aller courir et jouer dedans avec Luna, la voir fouir la neige et en ressortir sa truffe avec un petit monticule blanc dessus, lui lancer des boules de neige qu’elle chope au vol, mâche et recrache, attendant impatiemment la suivante. Je veux revoir le lac de Daumesnil tout givré, les oiseaux marcher dessus, faire des trous pour s’ébrouer dans l’eau glacée. Faire des balades photos dans le froid, chercher l’image qui traduira ce que je ressens face à l’Hiver. Une sorte de paix intérieure, je suis attente sereine des jours plus chauds.

Joyeux solstice, amis!

En passant

LMG Névroplasticienne

J’ai découvert le travail de LMG Névroplasticienne à la Chaise-Dieu cet été, dans la maison-cabinet de curiosité Symbialys. C’est une artiste multiforme. Je la cite : « LMG oriente ses recherches plastiques autour des névroses, de la finitude et de la décadence. » Vous comprenez si cela me parle!

Je suis tombée amoureuse de ses petites Filanthropies sous verre. Fil, résines et petits insectes momifiés forment de petits visages et autres chimères d’insectes. Je vous laisse juger.

Filantropie n°19

Filantropie n°19

Filantropie n°13

Filantropie n°13

Filantropie n°14

Filantropie n°14

LMG-Filantropie-15

Filantropie n°15

LMG-Filantropie-12.1

Filantropie n°12

GlobeLita-71

Filantropie n°7

GlobeLita-251

Filantropie n°4

Filantropie n°23

Filantropie n°23